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 [Ludwig Ergen]

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sigmaris
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Nom: Von Erckert Sigmaris
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MessageSujet: [Ludwig Ergen]   Sam 27 Oct - 3:22

mon reroll =D
Partie I : L'éveil

Perché sur un vieil arbre, Ludwig était à bout, il était sale, il n’avait pas mangé depuis deux jours et cette satanée pluie le trempait jusqu'à la moelle. Rien dans son ancienne vie ne l’avait préparé à tout cela, il ne savait pas comment survivre une fois livré à lui même. Cela ne faisait qu’un mois qu’il avait quitté son foyer, un mois il avait été forcé à l’exile, cela ne faisait qu’un foutu mois que l’autre avait pris possession de lui et avait ruinée sa vie. Au cours de ces dix sept années, Il ne s’était jamais rendu à quelle point la vie qu’il menait était douce et paisible car il se bornait à ne voir que les mauvais cotés. Il n’avait pas profité de sa vie, il n’avait presque pas d’ami, si ce n’est ses pensées et son imagination.

A l’époque, son avenir ne l’enchantait guère, même si scribe de la cour était un poste bien rémunéré et permettant un accès illimité à la grande bibliothèque. Il passait ses journées à écrire, lire, penser et à contempler sa jeune voisine Emma qu’il laissait totalement indifférent. Il n’avait eu que peu de contact avec cette grande et belle jeune fille.
Elle était la fille unique d’un apothicaire, Ludwig la savait destinée à suivre le chemin de son père.
Chacun de ses mouvements étaient empreints de grâce. Elle se mouvait avec légèreté, la tête un peu trop haute, la démarche assurée, révélant une certaine arrogance.
Ses cheveux tombaient en cascade sur ses épaules délicates, véritable rivière aux tons bruns et cuivrés où scintillaient des reflets d’or.
Sa peau au ton de pêche était sans défaut, excepté le bout de son nez et ses joues parsemés d’infimes tâches de rousseur.
Ses yeux aux iris verts, presque un peu trop grands, exprimaient une profonde douceur. Il aurait pu s’y perdre, dans ce regard, se perdre à contempler ce visage à l’ovale bien trop parfait.
Sa bouche aux lèvres pâles, affichait constamment une légère moue, qui rendait son expression fragile. Comme elles devaient être douces, ses lèvres, et comme il aurait aimé y déposer les siennes, ses bras enserrant les courbes de sa taille, si fine, sa main effleurant le galbe exquis de sa mâchoire…
Il la regardait avec envie, désespérant de ne pouvoir l’étreindre, parce qu’elle était comme un rêve, un mirage, un être trop beau pour exister, l’allégorie parfaite de la beauté.
). Chacune de ses pitoyables approches s’étaient soldées par un échec, il n’était probablement pas assez bien pour elle, ni pour aucune autre se disait-il. D’autres jeunes filles s’était déjà intéressées à lui, mais il s’en moquait, il n’en voulait qu’une seule et elle ne voulait pas de lui. Bien que résigné il espérait secrètement qu’en apprenant à la connaitre, elle verrait en lui l’homme parfait et ne pourrait que tomber amoureuse. Le dernier lambeau d’espoir s’envolant au retour d’une course chez l’épicier. Il vit deux amies d’Emma entrain de discuter.

Poussé par la curiosité, Ludwig s’approcha des demoiselles et dissimulé derrière une caisse, il espionna leur conversation. Le garçon espérait les entendre parler d’Emma, il espérait en apprendre davantage sur la belle, même s’il en savait déjà beaucoup, sans jamais lui avoir parlé. Rien que par ses observations, il connaissait ses goûts, ses habitudes, sa personnalité. Emma n’était pas la fille la plus intelligente qu’il eu rencontré, mais elle le fascinait. Parfois le jeune-homme se demandait si l’attirance n’était que physique et il devait reconnaître que c’était surement le cas, bien que cela n’expliquait pas tout. Il ne pouvait décrire ce sentiment qui l’étreignait, elle possédait une sorte d’aura qui le fascinait et l’attirait. Il ressentait en elle de la bonté, de l’intelligence, une grandeur d’âme. Cette intelligence lui apparaissait comme une épée émoussée qu’il faillait affuter. Le potentiel était là et il sentait qu’il pourrait l’aider à en faire l’arme qu’elle devait être.

Selon lui, chaque être humain se devait de combattre ses instincts destructeurs grâce à la connaissance et la raison. Cependant ce n’est pas une entreprise aisée, car il fallait affronter la dure réalité de l’existence et ses questions qui resteraient à jamais, tel était le prix à payer pour atteindre la perfection. Lui-même était à des lieux de cette perfection, ne faisant guère plus qu’observer le pâle reflet de la vérité, sachant qu’il ne pourrait y accéder. Pourtant, tel était le but de sa misérable existence. « La raison est source de vertu » se répétait-il souvent. Malheureusement rares étaient celles et ceux qui partageait ces valeurs, préférant une vie simple et sans soucis, bien que remplie de violence, de souffrance. Et ce au détriment de sa vision du monde.

Enfin, la curiosité de Ludwig fut comblée satisfaite car les deux amies mentionnèrent le nom d’Emma et des projets, qu’il n’aurait jamais souhaité découvrir. Sa douce, sa belle Emma « aimait » Gunther Ferswinger. Gunther, une vielle connaissance de Ludwig, ce fils de forgeron sans talent. Il était grand, blond, beau mais aussi intelligent et vil qu’un barbare norse. Cet abrutit l’avait déjà passé à tabac sans raison valable hormis celle de se défouler et de voler quelques pièces de cuivre... Lui et ses deux amis plaisaient énormément aux adolescentes impressionnables. Ils représentaient la virilité à l’état pur, la prévalence des instincts bestiaux sur l’intelligence et la bonté. En somme, ils étaient tout l’inverse de Ludwig qui lui était frêle, pacifique et possédait un esprit vif et aiguisé. Malheureusement pour lui, ces qualités ne le rendaient pas plus apprécié. Ludwig n’était pas l’idéal masculin tant adulé. Il n’était qu’un être comme un autre, totalement insignifiant.

Ce qui le dérangeait véritablement dans cette nouvelle, ce n’était pas tant qu’Emma soit éprise d’un autre jeune-homme, mais que l’élu de son cœur possède un caillou en guise de cerveau. Ludwig la pensait pourtant intelligente. Le jeune-homme la croyait consciente de cette flagrante réalité : ce nigaud ne pourrait jamais rien lui apporter, qu’il n’était qu’un ensemble de bout de chair assemblé et doté d’un esprit animal. Il s’était visiblement trompé, il l’avait surestimé. Le monde entier paraissait s’écrouler. Le jeune épris se sentait vide, anéanti. D’autant plus que son supplice ne s’arrêtait pas là ; en effet les deux jeunes filles en vinrent à parler de lui. Emma leur confia qu’elle ne supportait plus les regards de son voisin d’en face qui l’épiait constamment et lui faisait peur avec son regard de dément. Il apprit également qu’elle avait l’intention de demander à Gunther et ses amis de lui donner une bonne correction. Ludwig cru que son cœur avait cessé de battre. Tous ses espoirs, ses rêves de bonheur s’effondraient, il n’en restait plus rien si ce n’est des ruines encore fumantes. Le garçon n’inspirait que du mépris et de la peur à l’amour de sa vie, plus rien n’avait d’importance à présent, il n’avait plus envie de vivre. Ludwig attendit le départ des deux commères et rentra chez lui lentement. Le malheureux ne quitta quasiment pas son lit les jours qui suivirent et n’effectua pas les taches que lui confiait son père, mais il s’en moquait à présent. Ludwig n’avait plus de désir de vivre, sa vie n’importait plus.

Après une brève convalescence, le jeune-homme décida de se reprendre en main, mais en apercevant sa belle se faire courtiser par Gunther juste devant chez lui, il voulut retourner sous son édredon et pleurer toutes les larmes de son corps encore une fois; cependant il se força à rester debout. De toute manière, si Emma s’intéressait à Gunther, c’est qu’il s’était montré aveugle en se trompant sur son compte. Ce n’était qu’une idiote, son attirance n’était donc que physique, par conséquent si elle l’avait appréciée leur relation aurait été vouée à l’échec. « L’amour charnel est éphémère s’il n’est pas sublimé par les richesses de l’esprit. » avait il lu quelques mois plus tôt.

Deux jours après, il se résigna enfin à affronter le monde extérieur et s’est sans surprise que les trois brutes lui tombèrent dessus. Il ne chercha pas à opposer de résistance, cela n’aurait servi à rien puisqu’il n’avait jamais été capable de blessée quelqu’un. A chaque fois que Ludwig avait du se battre, il sentait surgir une force, une puissance aux tréfonds de son âme qui se débattait violement afin de s’exprimer. Heureusement, c’était une force qu’il parvenait à maitriser et refouler. Ainsi, notre victime se contenta simplement de tomber à genoux, les mains derrière son dos, la tête baissée. Etrangement, la punition fut brève et peu violente, ses bourreaux ne semblèrent y prendre que peu de plaisir pour une fois, peut être auraient ils souhaiter que je me débatte quelque peu. Ils en oublièrent même de délivrer leur message.

De retour chez lui, il observa son reflet. Seules quelques ecchymoses recouvraient son visage. Toutefois, il possédait un remarquable œil au beurre noir et sa lèvre inférieure était tuméfiée. Bah… Il avait connut bien pire et le futur ne s’annonçait pas meilleur…
Les jours se suivaient, se ressemblant tous. Ludwig passait de nombreuses heures à observer par la fenêtre les parades amoureuses d’Emma et Gunther et bien que de l’eau ai coulé sous les ponts, il ressentait toujours ce sentiment d’amertume. Le temps, c’est tout ce qu’il lui fallait pour oublier ses sentiments et ses déceptions. Les rencontres en elles même n’avaient rien de passionnant, les deux tourtereaux, se tenaient une vingtaine de minute devant la porte et de temps en temps, ils s’effleuraient les mains. Les choses commencèrent à être intéressantes, lorsque Ludwig remarqua que la jeune fille commençait à prendre ses distances avec monsieur muscle. En effet, elle semblait plus distance et froide à l’égard de Günter, les rencontres, quant à elle, diminuait de durée. Sa chère et tendre avait elle retrouvée le chemin de la raison ? La belle avait du s’apercevoir de l’absence d’un véritable cerveau dans la tête de Gunther.

L’état physique et psychologique de Ludwig s’améliora à vu d’œil et le jeune homme retrouva très vite toute sa vigueur. Il prenait plaisir extrême à regarder ces entrevues de plus en plus brèves et au bout de deux semaines, la jubilation atteignit son apogée car Gunther ne se manifesta plus !


***

Ludwig reposa soigneusement sa plume. Il venait de recopier les notes que son père avait prises à la va-vite pour le compte d’un baron local. Il se dirigea vers la cuisine et se servit une tranche de lard fumé. C’était une belle journée, une journée, comme il les aimait, fraiche et nuageuse. Son père était revenu une dizaine de minutes plus tôt et lui avait ramené la biographie d’un héros impérial méconnu du grand public, qui avait pourtant sauvé de nombreuses vies. Comme il aurait aimé être un grand et noble chevalier, défendant la veuve et l’orphelin ! Malheureusement le jeune-homme ne se sentait pas fait pour être soldat ; il était trop couard, trop chétif pour ce rôle. Seuls ses rêves s’obstinaient à lui prouver le contraire.

Il avait hâte d’entamer le livre, mais pour l’heure il devait se rendre à sa fenêtre, c’était presque l’heure. En passant devant un miroir, il jeta un coup d’œil à son reflet et à sa grande surprise, il ne se trouva pas hideux… A vrai dire il se trouvait même beau ! Il passa sa main sur sa barbe naissante qui le démangeait puis, d’un geste incertain, recoiffa ses cheveux noirs. Non vraiment… Ludwig n’avait rien de laid. Les lignes régulières de son visage, la profondeur de son regard sombre où brillait une lueur maligne témoignant d’une grande vivacité d’esprit. Chacun de ces détails lui conféraient un charme particulier que l’on ne pouvait négliger. Il regagna son bureau, chassant toutes ces stupidités de son esprit. S’il était beau, cela se saurait et ses relations sentimentales ne seraient pas telles qu’elles étaient actuellement : complètement inexistantes.

Il regarda par la fenêtre et attendit, impatient, le passage de la jeune et belle apprentie apothicaire. Lorsqu’elle apparut et son cœur battit la chamade, comme à chacune de ses apparitions. En fait il se comportait en véritable voyeur. Deux fois par jour il guettait le passage d’Emma même si sa patience était parfois mise à rude épreuve. « Ce n’est pas bien grave, ce disait il. Ce n’est pas comme si je la suivais toute la journée ». Il avait honte de son attitude, il se trouvait pitoyable à faire cela, mais il n’y pouvait rien, c’était plus fort que lui. La voir lui infligeait une douce souffrance et en même temps cela lui donnait l’envie d’avancer, d’aller de l’avant, de l’aborder, même si ce n’était qu’une cause perdue d’avance.

Emma posa la main sur la poigné de la porte et s’apprêta à rentrer, mais elle s’arrêta nette. Ludwig ne comprit pas pourquoi, jusqu'à ce que Gunther entre dans son champ de vision suivit de ses fidèles compères. Ils engagèrent la conversation et le ton monta rapidement, l’attitude de Gunther se faisant de plus en plus agressive. Il prit Emma par le bras et sembla lui ordonner de la suivre, sans qu’elle n’accepte « son offre ». Une lame apparue dans la main de Gunther et Emma pali immédiatement. La douce semblait paralysée. Elle ne dit mot lorsque Gunther la traina vers une destination inconnue.


...

la suite est écrite mais doit être modifiée :fufu: donc bientot si j'ai le courage, la suite est nettement plus euh active
bonne lecture

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Dernière édition par le Sam 27 Oct - 3:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Ludwig Ergen]   Sam 27 Oct - 3:22

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MessageSujet: Re: [Ludwig Ergen]   Sam 27 Oct - 3:22

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MessageSujet: Re: [Ludwig Ergen]   Sam 27 Oct - 3:22

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MessageSujet: Re: [Ludwig Ergen]   Sam 27 Oct - 3:22

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wai je réserve beaucoup mais il va être super long =D

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MessageSujet: Re: [Ludwig Ergen]   Lun 29 Oct - 14:52

Tu n'a pas encore fait passer la suite à ton "correcteur" ? Smile

Pauvre petit Ludo... Euh... Ludwig, c'est dur la vie.
Petite histoire sympathique sinon, go poster la suite Smile
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MessageSujet: Re: [Ludwig Ergen]   

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